Pièces jouées actuellement
La longueur du temps
Compagnie La Dorée
Théâtre
du 17-05-2017 au 21-05-2017
Adaptation pour la scène du roman de Joan Ott : Monologue accompagné de musiques et de quelques chansons

Texte, mise en scène et jeu : Joan Ott

Lumières et son : Thibaut Bernhard et Adrien Bertheau

Dans cette maison de retraite où elle refuse de se laisser aigrir par le temps qui passe, voici Marie, mémorialiste de sa propre vie, nous offrant un monologue poignant qui dit la douceur des choses. Elizabeth Gouslan, Journaliste, Madame Figaro

Théâtre du Cube Noir

Allée du Sommerhof

67000 Strasbourg - Montagne verte

Réservations : 06 24 97 10 48

contact@compagnie-ladoree.fr

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Du mercredi 17 au samedi 20 mai à 20h30 Dimanche 21 mai à 17 heures


Actualité de La Dorée

A propos de « La longueur du temps »

La Longueur du temps, dans sa version théâtrale, est une adaptation de l’un de mes romans.

C’est l’histoire de Marie. Si j’ai tenu à écrire cette histoire, qui – une fois n’est pas coutume – n’a rien d’une fiction, c’est que « Marie » était ma marraine, celle que j’appelais « ma maman du dimanche ».

« La Longueur du temps » : le titre s’est imposé de lui-même. Du temps où elle parlait encore – et bavarde de nature, elle parlait beaucoup, et presque jusqu’à la toute fin – Marie répétait encore et encore : « C’est long, ce que ça peut être long… »

Le roman a été donné à lire, la pièce a été donnée à voir à des soignants, à des aidants.

Les soignants disent y retrouver bien des symptômes de cette maladie dont nous ne savons encore que trop peu de chose.

Les aidants, quant à eux, disent y puiser quelque réconfort. Et en effet, c’est bien de réconfort dont ils ont besoin. Car confier l’un de nos proches devenu dépendant à une institution – même si celle-ci offre toutes les garanties de confort matériel et moral – est vécu comme un déchirement, ou pire : comme un abandon. Non pas un abandon de la personne aimée, mais un abandon de poste. D’où, un sentiment de culpabilité.

Or, le placement en institution s’avère parfois être la seule solution. Dès lors, tout ce qui reste en notre pouvoir, si toutefois nous en avons la force, c’est continuer à venir les voir : leur parler, leur chanter des chansons, les toucher, les caresser, les embrasser. En un mot : continuer à les aimer tels qu’ils sont à présent, en nous souvenant de ce qu’ils ont été.

Je dédie « La Longueur du temps » à tous les soignants, dont on ne louera jamais assez le professionnalisme et le dévouement.

Je dédie « La Longueur du temps » aux familles et à tous les aidants, dont j’ai partagé la peine, mais aussi les joies. Car même au cœur de cette fichue maladie, il y a parfois des joies. Toutes petites, certes, mais bien réelles.